4 février 2014
Juan Gelman, Mort d'un poète à vif
AMOUR QUI S'APAISE finit-il?
commence-t-il? quelle nouvelle
vieillesse l'attend encore?
quel éclat? amour qui se penche
de soi-même vers soi-même étant
aussi mémoire de soi
mangeant
de soi quelle vieille
ombre lui sucera la nuque? oh pestes
qui ont visité mon pays
ont attaqué sont parties
étrangères comme le vent
Extrait d'Obscur ouvert, éditions PHI, 1997
Juan Gelman
Un beau portrait du poète paru dans Le Monde à l'occasion de sa disparition: ici
D'autres poèmes: ici
Commentaires


