Une sesshin belge: face aux pensées obsédantes, la pratique du post-it
M'asseoir sur un zafu semble être devenu le signal du départ pour la libération de pensées de toutes sortes. Ce n'est pas nouveau et c'est sans importance la plupart du temps, car les pensées vont et viennent en zazen comme hors de zazen, l'important étant notre attitude face à elles.
Cependant elles deviennent gênantes lorsqu'elles se font obsédantes. Notre esprit s'enroule autour d'elles et se ferme à tout le reste. Il n'y a plus de place pour l'accueil, et là on passe à côté de la pratique.
Bon, les pensées obsédantes c'est pas cool... mais que faire? Les laisser passer justement ne fonctionne pas car ce sont des pensées qui ne veulent pas passer.
Durant ma sesshin belge, maître Roland Rech a eu un réponse très éclairante pour ma pratique en mondo : il a expliqué que ces pensées obsédantes doivent être prises en considération. Il ne faut pas tenter de les chasser mais reconnaître qu'elles sont là et qu'elles ont quelque chose à dire.
Seulement, une fois que l'on a accepté de voir cela, zazen n'est pas le lieu pour investiguer le pourquoi du comment. Le zafu n'est pas un divan!
C'est alors le moment de dégainer l'arme ultime: le post-it!!!
Je note mentalement la pensée sur un post-it: à étudier avec attention... plus tard. Et je passe à autre chose.
C'est pas grand chose mais ça peut bien aider: j'ai passé le zazen suivant à poser des post-it, tout un paquet en fait...jusqu'à ce que le calme béni revienne. Une pensée prise en considération est moins tentée de harceler l'esprit.




