Méditer: une affaire de liberté
"La véritable méditation naît nécessairement d’un saut intérieur.
Le calme comme l’absence de calme sont délaissés.
Mais il ne s’agit pas d’un état cotonneux ou une sorte d’inconscience, on sait toujours si le saut a eu lieu ou non.
Il n’existe aucune technique pour faire ce saut, il n’y a qu’à sauter. Ni les techniques de concentration ni le bâton ne le permettent.
La seule manière de sauter, c’est de se permettre de sauter.
La clé est là : se permettre de vraiment méditer, s’asseoir avec vigueur et s’ouvrir enfin à l’esprit vaste.
Nous croyons que des pensées, des images, des malaises nous encombrent, mais non, seule la peur nous encombre réellement.
Nous le savons bien. En réalité, nous ne nous permettons pas de nous ouvrir à l’esprit vaste.
Ce saut intérieur est une ouverture, et dans l’ouverture plus rien ne peut nous encombrer.
On ressent alors comme la méditation n’est pas affaire de calme mais bien de liberté."
Eric Rommeluère Se permettre de méditer
"S'asseoir avec vigueur", le mot est très juste et définit parfaitement ce qui manque à ma méditation en ce moment.
Je m'asseois avec régularité certes, mais je m'assois comme si j'avais l'éternité devant moi alors je flâne en chemin...
Mon zazen est presque baba cool!
Je passe de la violence vis à vis de mes pensées au laxisme. Entre ces deux écueils, il me faut trouver la voie de la vigueur.
Une vigueur souple! Une vigueur clairvoyante!
Le voie du zen est un voyage au pays de l'oxymore. Quel voyage mes amis!
(peinture de Henrri de Sabates, 1998)


